"Sons Of Freedom" le premier chapitre de Musical Roots

Sueurs, rires et "Happy Accidents", Sons of Freedom regroupe bien plus de choses que l'on pourrait penser.

C'est pourquoi on a demandé à Nadji, fondateur du groupe de reggae "Musical Roots" de nous partager les coulisses de la réalisation du premier chapitre de leur histoire.



Pouvez-vous nous présenter les membres de Musical Roots, et comment le groupe s'est formé ?


L'idée de départ c'était de monter un vrai bon groupe, qu'il soit reconnu, et qui compte dans la sphère Reggae du Nord-Pas-De-Calais.


J'ai d'abord cherché un batteur et un bassiste, trouvés sur des sites d'annonces spécialisés, en l'espace de deux semaine, l'un après l'autre.


Romain à la batterie, qui a une large culture musicale, toujours à la recherche de développement dans son jeu. Manu le bassiste, le plus expérimenté de nous tous. Fin connaisseur de la musique sous toutes ses coutures.


On a commencé à répéter dès ce moment là. 2-3 répètes sur Roubaix, puis on a "élu domicile" au Woody Wood Studio, à Aix-En-Pévèle. Nos premiers morceaux composés, 9 mois plus tard, on faisait notre premier concert en Première Partie d'un Tribute Marley sur Valenciennes. On a tourné à trois, comme ça, pendant plus d'un an, à raison d'un Live tous les deux-trois mois, tout en continuant à chercher les nouveaux membres.


Puis un jour on a rencontré Chris', notre guitariste soliste, en plein milieu d'une répète. Il cherchait à intégrer un groupe de Reggae depuis un moment. Bingo! Excellent guitariste, studieux, attentif à la musique, adepte du Reggae. Un ajout de qualité !


6 mois plus tard, entre Août et Septembre, c'est Phoebus, claviériste, qui a répondu à une de mes annonces. Une de ses amies était passée par là et lui a passé l'info. Il m'a appelé et nous a rejoint. Je voulais un spécialiste du Roots, on en a un. Mélodieux, la touche harmonique qu'il nous manquait.


Une équipe de musiciens sensibles, investis, motivés. On va tous dans le même sens, pour un même but, une identité, Musical Roots!







Comment est venue l'idée du titre de votre E.P. "The Sons Of Freedom" ?


C'est marrant parce que c'est comme si c'était prédestiné !


En premier lieu, c'est la première vraie chanson "à proprement dit" que j'ai terminée, enregistrée chez moi en home studio. J'avais déjà fais plein de bricoles, des Dubs, des instrumentales avec juste quelques phrases, mais pas grand chose de réellement fini.

Ensuite, c'est la première compo que l'on a bossé ensemble.


De fil en aiguille, et même avec les nouvelles chansons, elle a été, et reste encore d'ailleurs, la préférée de nous tous. C'est notre titre le plus lent, avec une mélodie assez marquée, une couleur particulière.


Et puis ce que ça veut dire ! "The Sons Of Freedom", "Les Fils de la Liberté" ... Oui c'est abstrait, mais c'est quand même quelque chose de prometteur. Dans l'univers du Reggae, ça signifie quelque chose de puissant. On est tous à la recherche d'une certaine liberté, à l'origine, à la naissance, nous étions tous libres, sans aucune altération ni contrainte.


C'est notre premier E.P., une naissance pour nous. Quoi de plus naturel et évident que de se sentir "The Sons Of Freedom" ?







Quels sujets abordez vous dans vos morceaux ?


La Justice, l'Equité, la Compassion, la Compréhension, le Partage, l'Amour, la Joie. Le Combat pour obtenir tout ça. La Philosophie, les Croyances, la Foi, le Rastafarisme aussi. Le prix que ça nous coûte à tous comme efforts pour être en paix avec ces sentiments.


Cela paraît utopique, mais c'est ancré en nous en fait, dès le départ. Sauf que l'on perd tout ça depuis longtemps. On s'en éloigne de plus en plus, car le monde d'aujourd'hui nous étreint dans une façon de vivre, un système que l'on appelle "Babylon".


C'est une lutte quotidienne. Et notre mission est de rappeler à tous ceux qui ont une oreille attentive au Reggae, que cela existe, que c'est à portée de main. La porte est là, ouvrons la ensemble direction "The Promised Land"!



Comment s'est passé le processus de composition

pour ces quatre morceaux ?


Mis à part "Stand Up", ils ont tous été composés de la même façon à peu de choses près.


Je propose le texte, chanté, sur une grille d'accords, les musiciens se l'approprient et composent leur parties instrumentales. En général, la répète qui suit, on peaufine, et ça prend assez facilement.


"Convictions" est un texte que j'avais écrit il y a très longtemps, et en français étonnamment. Jamais je n'ai réussi à lui composer sa musique. Je l'ai toujours gardé précieusement. Un jour je l'ai traduit, proposé au groupe, et cela a fait notre deuxième morceaux. Il est donc arrivé très tôt dans notre Setlist.


"Slavery" est un thème sur lequel j'ai toujours eu envie d'écrire. Un soir, j'ai regardé un documentaire, le sujet c'était l'Histoire de l'esclavage. Le lendemain matin, stylo et feuille de papier en main, le texte était écrit.


"The Sons Of Freedom" comme dit précédemment, est la première chanson "terminée" que j'ai enregistrée chez moi, pareil il y a très longtemps. J'ai juste gardé le texte, chanté sur une rythmique, envoyé ça aux gars, la répète suivante c'était dans la boîte. Notre toute première compo.


"Stand Up" est plus particulier. Une première aussi, mais avec la formation actuelle. C'est-à-dire que le dernier musicien arrivé, il a totalement été composé entre nous, chacun a pu y mettre sa patte sans avoir aucune base. C'est un titre qui nous représente aussi bien collectivement qu'individuellement, et donc, peut-être qu'il affiche finalement, le son, la couleur Musical Roots.




Pourquoi avoir choisi d'enregistrer au Woody Wood Studio ?


Parce que l'on s'y sent bien ! On y répète depuis nos débuts .


Romain le batteur est de Marcq-en-Baroeul, Manu le bassiste de Somain, moi de Valenciennes, on a trouvé un juste milieu au Woody Wood Studio, à Aix-en-Pévèle plus précisément.


On a tissé des liens avec le propriétaire. Tout s'y est toujours bien passé, dans le respect mutuel des personnes et du matériel. C'est un super lieu où l'on peut rencontrer pas mal de personnes, musiciens, groupes, professionnels de la musique. Un endroit discret et à l'écart de la ville, c'est ce qui fait son charme.


Un beau jour, Thierry le proprio' nous a proposé une scène pour la fête de la musique, sonorisée par Vincent, producteur et ingénieur du son. Quelques mois plus tard, il a emménagé dans l'appartement attenant à la maison de Thierry, au dessus des studios pour ainsi dire. Un soir de répète il est passé nous voir, se présenter, échanger, connaître nos ambitions musicales etc... Bien sûr dans le lot, il y avait l'enregistrement d'un album !


Il nous a donc proposé de travailler avec lui, sur les lieux, faire quelque chose à nous, de nous, pour nous, en adéquation avec sa façon de procéder, ainsi que ses exigences en matière de qualité.


Nous étions au bon endroit, au bon moment, avec les bonnes personnes.




Comment se sont passés les enregistrements et dans quelles conditions ?


Hyper bien. Nous connaissions les locaux et les personnes, donc on se sentait bien. Pas de pression, pas de prise de tête.


Le propriétaire a mis à notre disposition tout le matériel disponible. On a enregistré dans le studio n°3, fraichement terminé.


Vincent, le producteur, nous a drivé de manière magistrale. Pas mal de conseils sur les "comment", les "quoi", il nous a poussé à faire plus et mieux. Il nous a même demandé des bonus, histoire de pimenter un peu plus la sauce !


Nous avons choisi de procéder par instrument, et par journée. D'abord, batterie et basse, ensuite les guitares, claviers et voix. On a su et pû prendre le temps d'enregistrer des "adds" ... Surprises pour les oreilles!


On s'est tous appliqué à faire bien, sur chaque morceaux. Nous avons pris soin de changer le "set-up" sur chaque titre, et pour chaque instrument. Les cymbales, les basses, guitares et amplis, dans le but de certifier, solidifier, et concrétiser la couleur de chaque chanson. Un luxe incroyable, mais nécessaire. Et puis ça fait toujours plaisir en tant que musicien d'avoir accès à ces avantages.


Luxe ultime, on a eu la chance d'avoir la section choeurs féminins du studio, sur tout l'E.P., avec qui on a pu partager un maximum de feeling pour sortir quelque chose de géant !


Le résultat est exceptionnel, de la Haute Voltige !



Avez-vous un souvenir amusant à nous faire partager

lors de ces sessions d'enregistrement ?


Il y en a pleins ! Et on peut le dire, sur notre E.P. il y a pas mal de petites choses pas forcément audibles de suite, mais qui au final, apportent une valeur ajoutée à la musique.


Déjà, il y a fort à parier que sur chaque titre il doit y avoir des petites "erreurs" de la part de chacun de nous. Vincent les appelle les "Happy Accident". Des bizarreries positives qui créent de la surprise auditive.


Un jour en pleine session, il y a eu un orage. A votre avis que s'est-il passé? Coupure électrique! Rien de bien grave, on étaient en pause. Puis tout est revenu à la normale.


Une guitare scotchée. Une autre sur laquelle on venait de casser une corde ... Qu'est-ce qu'on fait? On a joué avec 5 cordes au lieu de 6. Pas parce qu'on n'avait pas de jeu neuf, mais pourquoi pas en faire quelque chose de bien et en tirer profit ?


Des rires cachés, ou de la sueur sur les claviers après 22 heures. Et c'est là que le meilleur de Phoebus est ressorti !





Après avoir enregistré cet E.P.

pensez-vous faire des concerts ou enregistrer de nouvelles choses ?


Oui, on a toujours joué des concerts, on en fait, et on en fera toujours.


On espère plaire aux salles plus importantes, aux programmateurs plus huppés. Faire des scènes de plus en plus importantes, plus de festivals.


En tout cas, ce que l'on espère, c'est que nous, "Musical Roots", soyons connus et reconnus, que nous comptions réellement sur la scène Reggae de la région. Cet E.P. va certifier notre identité. On existera concrètement parce que l'on aura quelque chose de réel, sorti, officiel, à la disposition de tout le monde, ou du moins, à ceux qui prêteront une oreille à ce que l'on joue.


Au départ je voulais faire un album 16 titres avec les versions Dubs comme à l'ancienne, comme ce que l'on aime. Les musiciens du groupe ainsi que Vincent m'ont fait "revenir à la réalité". Question faisabilité, question technico-pratique, ça aurait été dur. Partons sur un E.P. 4 titres, sortons à l'oreille et à la vue de tout le monde dans un premier temps.


Ok. Chemin faisant, l'évidence nous est apparue grâce à Vincent. Faisons trois E.P. de quatre titres, Tome 1, 2 et 3.

Voilà une histoire qui commence sous les meilleurs hospices.


Musical Roots - E.P. Chapter One : The Sons Of Freedom.


Sortie le 26 Octobre sur Spotify, Deezer et Itunes


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